Ego histoire

Samedi 21 Mars 2026
AGECA, 177 rue de Charonne 75011 Paris
de 10h à 13h : Assemblée générale annuelle ordinaire de l'APA
Réservé aux adhérents.
Présentation du rapport moral et financier 2025 et des projets 2026-2027.
NB: Les adhérents recevront à la mi-février leur convocation à l'AG, avec son ODJ définitif et un pouvoir si besoin.

de 15h à 18h : Table ronde « Le Je des historiennes et historiens »
Avec Michelle Perrot, Annette Wieviorka, Ludivine Bantigny, Boris Gobille, Isabelle Lacoue-Labarthe et Claire Zalc.

Modération : Monique Bauer. Entrée libre, dans la limite des places disponibles.
Cette table ronde sur le thème de l’ego-histoire et de ses rapports avec l’autobiographie portera un regard aussi large que possible sur l’évolution récente de ce concept. Les historiens, comme les bénévoles de l’APA, ont pour matériau des écrits et fréquemment des écrits de soi. Pouvons-nous tirer de leur exemple des indications sur la manière de lire les textes déposés à l’APA ? Quel autre enseignement peuvent-ils nous apporter ? L’Histoire est-elle vraiment une science totalement objective ? Ou bien y a-t-il des interférences avec la personnalité et le parcours des historiens ?
Venez écouter un panel particulièrement riche avec Ludivine Bantigny, Boris Gobille, Isabelle Lacoue-Labarthe, Michelle Perrot, Annette Wieviorka et Claire Zalc. On vous attend !

Le concept d'ego-histoire
On s’accorde à situer le démarrage de l’ego-histoire en 1987 avec la parution du livre collectif Essais d'ego-histoire (éd.Gallimard) suscité et présenté par Pierre Nora, contenant des textes autobiographiques de sept historiens, notamment Michelle Perrot. Le but de cette démarche, explique alors Pierre Nora dans sa (brève) introduction, sera d'« éclairer sa propre histoire comme on ferait l'histoire d'un autre, à essayer d'appliquer à soi-même, chacun dans son style et avec les méthodes qui lui sont chères, le regard froid, englobant, explicatif qu'on a si souvent porté sur d'autres ».
Près de quarante ans après, l’impact de ce principe reste largement sensible dans le paysage français des publications historiques. Il ne s’agit pas seulement pour les historiens d’écrire, et de publier, leur autobiographie selon ces injonctions initiales. Il s’agit également d’introduire dans leurs recherches un autre type d’approche permettant de prendre en compte leur subjectivité et d’en faire même un outil de travail.

TR APA 2026 (63.24 Ko)