Séminaire Conservation et lecture du 17 octobre 2020

dimanche 19 juillet 2020

Article réservé aux adhérents

Samedi 17 octobre 2020 l’APA réunira à Paris un séminaire chargé de réfléchir sur nos pratiques de réception, d’archivage, de lecture, de transmission des textes déposés dans son fonds.

Ce séminaire permettra de faire le point et d’améliorer nos pratiques dans ce domaine. Notre nouveau salarié, Florian Gallien, qui dispose d’une formation d’archiviste, sera à même, après quelques mois de découverte de nos pratiques, de contribuer de façon décisive à cette révision indispensable.

Le séminaire s’adresse en priorité aux responsables et membres des groupes de lecture et aux membres du CA mais, s’agissant d’un point central de la vie de l’association, il peut également intéresser tout adhérent.

C’est pourquoi chacun pourra trouver dans cette page les textes préparatoires à ce séminaire puis, après sa tenue, son compte-rendu et le relevé de ses conclusions.

L’ordre du jour abordera quatre points :

Vous pouvez aussi consulter ici les versions en cours de la déclaration du déposant ainsi que des questions-réponses sur le dépôt, documents que nous serons certainement amenés à amender, préciser ou compléter dans le fil de nos réflexions au séminaire :

Toutes les réflexions des membres de l’association sur ces questions sont bienvenues. N’hésitez pas à formuler vos remarques, critiques, suggestions par le biais des commentaires de cette page. Elles enrichiront notre discussion.

En dehors des participants de droit tout membre de l’APA peut demander à assister à ce séminaire, sous réserve de la capacité d’accueil. Pour participer il est donc nécessaire d’en faire la demande auprès de notre secrétariat, par mail à apa@sitapa.org.

Messages

  • Merci pour votre appel à contribution des adhérents et déposants, c’est l’occasion de faire part de quelques réflexions à partir de la contribution F.Gallien/B.Massip.

     Sur la question de l’inédit : concernant les textes présents sur plates-formes d’édition à la demande, je pense qu’il y a quand même le risque d’être débordés, de perdre du temps de travail et de la place pour des textes qui ne correspondent pas forcément au projet de conservation propre à l’APA.
    D’abord une distinction devrait être faite entre ceux qui ont un n° d’ISBN (et peuvent donc être vendus en librairie, et ont éventuellement été déposés à la BN) et les autres, de diffusion probablement plus limitée (seulement en ligne ou diffusés directement par l’auteur), qui pourraient être admis. A discuter cependant… En effet si on les refuse c’est ignorer qu’aujourd’hui les plates-formes d’édition en ligne sont utilisées souvent comme le moyen le plus accessible et agréable pour « mettre au propre » et offrir quelques exemplaires de ses souvenirs à sa famille et à ses proches. Mais ce n’est pas toujours le cas.
    La question essentielle est d’estimer s’il y a eu diffusion commerciale ou pas … et de définir à partir de combien d’exemplaires diffusés on place la barre … Je pense qu’on pourrait introduire dans la déclaration de dépôt un engagement du même type que celui sur le caractère autobiographique du texte, certifiant qu’à ce jour il n’a pas été publié à une échelle de diffusion commerciale, formulation à trouver.

     En cas de problème pour accepter le dépôt, la « cellule d’appui » me paraît une bonne idée, mais sans recours ultérieur à un « groupe plus expérimenté » - ou alors fusionner les 2, déclarer que ce « groupe plus expérimenté » est désigné comme cellule d’appui. Pas de double étage, les membres de la cellule d’appui pouvant au besoin s’entourer de tous les conseils possibles. Et bien sûr si la procédure prend du temps envoyer un courrier d’attente explicatif au déposant. Simplifier, rendre transparent : il me paraîtrait convenable que la cellule d’appui ait une existence réglementaire auprès du CA qui la désignerait.

     statut du dépôt : oui, préciser que les exemplaires déposés ne seront pas restitués, mais la question ne reste-t-elle pas problématique lorsqu’il y a dépôt de manuscrits originaux, et pas seulement d’exemplaires ? Il faudrait sans doute consulter des juristes pour savoir comment rédiger pour se prémunir contre des réclamations possibles (mais peut-être à ce moment-là faites-vous signer des déclarations de don d’archives ?)

     pour les envois numériques : jusque là j’ai envoyé seulement le PDF, je ne savais pas que le document source était nécessaire, il faudra le préciser. Maintenant, j’envoie les 2 !

     Autre élément : les correspondances avec déposants/auteurs s’effectuent aussi désormais le plus souvent par mail. Lorsque celles-ci vont au-delà de la simple acceptation de l’écho et apportent des précisions ou compléments il faudrait que les échoteurs en effectuent un tirage afin de le joindre au dossier accompagnant le dépôt dans sa boîte.

    Ah que voilà une bonne idée ! Effectivement il arrive que l’on fournisse des informations et commentaires qui ne peuvent évidemment pas être intégrés dans une fiche de lecture mais qui méritent néanmoins d’être conservés.
    Je crois que les améliorations que vous proposez concernant la numérotation des dépôts, l’indexation, etc. permettront également une plus efficace circulation des informations entre les différents lecteurs de textes d’un même auteur, ce qui a parfois fait défaut – même si chaque écrit mérite un regard neuf il est parfois utile de pouvoir le lire en perspective … surtout lorsque des informations ont été données par les déposants.

     Deux exemples personnels pour illustrer les imperfections que vous signalez dans la gestion actuelle des dépôts. Le « théâtre d’exil » de mon père a été enregistré mais jamais « échoté », alors que j’avais spécifié dans la déclaration de dépôt que ce volume contenait une partie « Journal » tout à fait autobiographique, je l’ai signalé à nouveau plusieurs fois par mail, sans réponse. Ensuite mon propre texte « Personnages en héritage » avait apparemment été coté comme s’il était rattaché au dossier de mon père.

     Je profite de l’occasion pour dire qu’une question essentielle à mon avis pour les déposants est celle des délais d’attente entre le dépôt et le moment où l’auteur de l’écho nous contacte et nous l’adresse. Dans certains cas cela a pu paraître très long, personnellement je le comprends, je suis au courant et ne m’inquiète pas mais d’autres ont pu se sentir oubliés. Mobiliser les forces pour améliorer cela me paraît un objectif essentiel dans la période, même si je suis convaincue que vous faites déjà le maximum pour élargir le cercle des échotiers disponibles et accélérer la circulation des textes …
    Merci à l’APA pour ce beau travail de conservation vivante.

  • Merci Annie pour ces remarques très pertinentes et qui retiendront notre attention lors du séminaire.
    Je note en particulier cette idée de trouver une formulation autour de la nature de la commercialisation pour nous permettre d’évaluer où mettre le curseur pour considérer qu’un texte est "inédit".
    Et ne t’inquiète pas d’avoir envoyé seulement les PDF. Avoir le texte source en plus n’est pas une obligation, simplement ça peut faciliter les choses par exemple pour le montage d’extraits dans un Cahier de relecture.

  • Bonjour à tous,
    Voici ma petite contribution concernant l’acceptation des manuscrits à Ambérieu . Je vois d’ailleurs que mes remarques rejoignent celles d’Annie Rambion.
    Je reprends la formulation de Florian et Bernard : « La règle pourrait-elle être de considérer comme édités les ouvrages donnant lieu à un tirage papier et à une commercialisation par les circuits classiques de l’édition, ceux diffusés exclusivement en ligne et imprimés à la demande pouvant être considérés comme inédits ? »

    C’est une vraie question à l’heure où la frontière entre texte inédit et publié est de plus en plus floue ( je le vis en tant qu’éditrice puisque je reçois depuis quelques années des livres autoédités présentés comme des manuscrits inédits).
    D’abord, je pense qu’il faut trouver une autre formulation que « circuits classiques de l’édition ». Hormis le sacro-saint livre papier distribué en librairie qui est en effet encore majoritaire, il existe aujourd’hui une kyrielle d’autres circuits qui permettent de commercialiser un livre.

    Il faudrait à mon sens n’accepter les manuscrits imprimés ou autoédités que s’ils n’existent qu’en quelques dizaines d’exemplaires seulement, pour le cercle familial et les proches. Pratique qui se développe beaucoup aujourd’hui grâce aux nouvelles technologies et aux nouveaux imprimeurs à la demande, mais qui existe depuis longtemps en réalité ( il y en a un certain nombre dans les archives de l’APA- ce serait d’ailleurs intéressant de voir la proportion et l’évolution de cette proportion…)

    Et du coup refuser :
    1. Le livre papier, distribué en librairie et sur les sites de ventes en ligne, et son équivalent en version numérique, également distribué en librairie ( beaucoup de libraires s’y mettent) et sur les sites de vente en ligne.

    2. Les livres publiés seulement en version numérique, de plus en plus nombreux, commercialisés sur divers circuits en ligne .

    3. Les livres papier autoédités et « commercialisés » par leur auteur dans les salons du livre ( il y en a beaucoup) et/ou par des plateformes qui s’engagent à les vendre à la demande. C’est là sans doute que c’est le plus délicat. Le nombre d’exemplaires (comme je l’ai dit plus haut) pourrait être un argument pour accepter ou refuser … Je connais des personnes qui ont écrit leurs Mémoires, qui les ont auto-édités en plusieurs centaines d’exemplaires et les vendent assez bien dans les salons du livre et sur les sites de vente en ligne. Leur place n’est pas dans les archives de l’APA. Les auteurs se font éditeurs d’une certaine manière et leurs témoignages s’en trouvent aussi influencés (mais c’est un autre débat).

    Difficile cela dit, en cas d’impression à la demande, de savoir combien d’exemplaires ont été réalisés. Un certain nombre de prestataires en ligne permettent une vraie commercialisation à la demande. Voilà ce qu’annonce par exemple The book edition : « Une fois créé et validé par notre équipe, vous pourrez choisir de publier votre livre sur notre catalogue en ligne et de le distribuer en librairie. Grâce à notre service d’impression à la demande, il ne sera imprimé et expédié que lorsqu’un lecteur passera une commande. .etc. » Ou autre exemple sur Amazon : « Publiez, sans frais, des ebooks et livres brochés en autoédition via Kindle Direct Publishing et touchez des millions de lecteurs sur Amazon. »

    Bon, je sens que le "curseur" comme dit Bernard, ne va pas être simple à trouver. Peut-être qu’en cas de doute, la nature de l’écrit - sa "véracité" , son authenticité..- peut être un facteur supplémentaire pour choisir.

    Vivement samedi !!

  • APA
    La question du statut des textes déposés
    Mon expérience (notamment relative à l’élaboration des Jours de juin 40) me fait regretter le poids de la demande d’autorisation systématique pour la consultation et l’utilisation des textes déposés.
    Pour des textes un tant soit peu anciens, c’est la plupart du temps la croix et la bannière pour joindre les auteurs et les ayants-droit, et obtenir d’eux une réponse. En général : pas de réponse : est-ce pour autant un refus ?
    Beaucoup d’auteurs, voire de déposants non-auteurs, sont morts (j’éprouve quelques scrupules à écrire à des plus-que-centenaires), ou ont déménagé sans nous avertir. Et c’est aussi le cas des déposants qui ne sont pas les auteurs.
    Ce processus est lourd. Nous nous sommes, par notre formule, lié les mains, et sans contrepartie, car nous n’avons pas mentionné l’obligation pour les auteurs ou déposants de nous signaler leur changement d’adresse ou de situation, ou la mention d’une personne de confiance à qui s’adresser si on ne peut les joindre.
    La plupart d’entre eux n’éprouveraient pas d’eux-mêmes la nécessité de donner leur autorisation dans tous les cas d’exploitation.
    Donc, à mon avis, nous devrions ouvrir plus largement le champ des possibles. A cette fin, j’adresse à Florian Gallien et à Philippe Lejeune le dossier que doivent remplir les déposants à Micro-archives. Les formules 1, 4 ou 5 définies à l’article 3 seraient, je n’en doute pas, choisies par la plupart des déposants, Ou encore la formule 3. Et même la formule 2 serait plus acceptable pour nous que notre formule actuelle.
    René RIOUL, 12 oct. 2020

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