La Faute à Rousseau, n°90, juin 2022 : Images

samedi 25 juin 2022

  • Réf. : ISBN FAR 90
  • Prix : 12 €
  • Disponibilité : Oui

On trouvera désormais ici, dans la page de présentation de chaque numéro de La Faute à Rousseau, l’introduction du dossier thématique suivi de l’éditorial puis du sommaire complet.

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Présentation du dossier
Images

En matière d’expression autobiographique, on pense le plus souvent aux écrits de soi : récits, journaux, correspondances. Mais dans ces tentatives d’expression, les images se présentent de plus en plus fréquemment. Photographie, cinéma, vidéo sont leurs vecteurs. Et de plus en plus, à la faveur du progrès technologique, se manifestent des formes d’expression hybride associant les images et les mots.
Ce sont elles dont nous essayons de rendre compte dans ce dossier. Car il ne s’agit pas de simples illustrations, comme celles qui viennent, dans les pages de cette revue, à l’appui des textes proposés. Ce sont des assemblages où l’image répond au texte, le chamboule, le stimule. Ce sont aussi des points de départ qui vont, comme le décrit ici Roseline Combroux (pp. 13-15), susciter l’écriture du texte autobiographique.
Nous vivons entourés, imbibés, saturés d’images, et le début de notre dossier décrit comment nous sommes marqués par les premières images d’enfance. Nous produisons désormais (et là encore les technologies poussent à la roue) une quantité invraisemblable d’images de nos vies, comme le montre la section « Albums ». Nous pouvons être fascinés par notre propre image, telle qu’elle nous est renvoyée, dans la section « Reflets ».
Certains écrivains sont aussi des photographes et/ou cinéastes et ces deux composantes de leur œuvre deviennent indissociables, nous en donnant aussi de nouvelles grilles de lecture : on lira ici à ce sujet les articles consacrés à Denis Roche, Hervé Guibert, Lydia Flem ou Marguerite Duras.
Le sujet était vaste et, faute de place, nous n’avons pas, par exemple, évoqué la pratique de l’autoportrait (traitée dans la FAR n° 43), ni la bande dessinée.
On dit souvent qu’une image vaut mille mots. Mais aucune image ne reste figée dans le sens d’une interprétation unique. Et à chaque mot peuvent correspondre mille images.

Éditorial
30 ans, le bel âge...

Novembre 1991, lors d’une réunion chez Philippe Lejeune, une petite assemblée de 18 personnes fonde l’APA, officiellement déclarée au début de 1992. Les premiers textes sont reçus, en juin se tiennent les premières Journées de l’autobiographie et en octobre parait le premier numéro de La Faute à Rousseau.
Trente ans donc ! Et une bonne occasion pour célébrer, avec un regard tout à la fois rétrospectif et tourné vers l’avenir, la belle aventure, associative et amicale, qui a démarré à ce moment-là.
Nous le ferons de multiples façons et d’abord en donnant un éclat particulier à nos Journées de juillet sur le thème « Nos écoles », après deux années où, crise sanitaire oblige, elles n’ont pu avoir lieu.
Un film est en cours de réalisation par Martine Bousquet, il présentera l’APA, ses buts, son fonctionnement, son histoire en s’appuyant largement sur des portraits de celles et ceux qui animent l’association au quotidien.
Une exposition, mettant en valeur une douzaine de dépôts emblématiques, est également en cours de fabrication. Réalisée par la photographe Rachel Paty, elle sera installée à la Médiathèque d’Ambérieu avant d’être présentée aux Journées, puis de circuler dans la Communauté de communes de la Plaine de l’Ain.
Un beau livre collectif, Chère APA, rédigé par de nombreux collaborateurs, coordonné par Elizabeth Legros Chapuis, est déjà sous presse. De grand format et très illustré, il aura sa place dans toutes les bibliothèques des Apaïstes et, nous l’espérons, d’un plus large public.
Enfin, en novembre, une réunion publique à Paris fera le point sur « les usages de l’APA » afin de mettre en valeur les utilisations variées qui sont faites de notre fonds dans la recherche, la transmission, la création.

Trente ans, c’est beaucoup et c’est peu ! Le temps de constituer un fonds de plus de quatre mille dépôts, issus de nombreuses provenances géographiques et de milieux sociaux variés, rendus visibles grâce aux « échos de lecture » dont chaque texte bénéficie ; d’animer de nombreuses réunions publiques, confrontant spécialistes de divers domaines et autobiographes, à l’occasion notamment de nos Journées ou de nos Tables rondes ; de rédiger et publier des publications variées, notre chère Faute à Rousseau, les Garde-mémoire annuels, de nombreux Cahiers, présentant des extraits de notre fonds ou les travaux de nos groupes locaux…
Tant de choses accomplies déjà donc. Mais tant d’autres en perspective. Trente ans, c’est l’entrée dans une jeune maturité, le temps de l’action, le temps des projets nouveaux, déjà pensés ou seulement rêvés ou bien encore à inventer…
Toutes et tous, adhérent(e)s ou ami(e)s de l’APA, de longue date ou qui nous rejoignent aujourd’hui, soyons porteurs d’un dynamisme renouvelé.
Trente ans ce n’est qu’un début ! En avant !

Bernard Massip

SOMMAIRE

ÉDITORIAL
30 ans, le bel âge... 3

OUVERTURE
Page blanche
Isabelle Valeyre : La Conserverie, un lieu à vocations multiples, entretien avec Anne Delrez 4
L’évènement
Anaïs Frantz : Catherine Viollet et l’autobiographie censurée de Violette Leduc 7

IMAGES
Prélude
Bernard Massip : De mots et d’images, une belle table ronde 12
Roseline Combroux : Utilisation de l’image et autobiographie 12

Premières images
Marie-Dominique Pot : Enfance des images, images d’enfance 16
Isabelle Valeyre : Le goût des images 17

Albums
Bernard Massip : Tant d’images de nos vies... 19
Bernard Massip : Une vie en photographies (fonds Marc Durand) 21
Marianne Massin : Compulsion d’images et pratiques autobiographiques 22
Nancy Guri Duncan : La magie des mots mariés aux images 23

Reflets
Gérald Cahen : Miroir, mon beau miroir… 26
Denis Dabbadie : La faute à Lejeune ? 28
Philippe Lejeune : Autobiomaton 28

Écrivains photographes
Arnaud Genon : S’écrire avec la lumière (Hervé Guibert) 30
Gibert Moreau : Écrit de soi et photographie 32
V. Montémont : Denis Roche, itinéraires d’un écrivain photographe 35
Sara Shirvan : Le rôle de la photographie dans la quête de soi, l’exemple de Lydia Flem 37
Marine Noël : La primauté de l’affect (Raymond Depardon) 39
Sylvie Jouanny : À la recherche de l’image perdue (Marguerite Duras) 41
E. Legros Chapuis : Le monde combinatoire de Pierre Ménard 43
Autocinéastes
Sylvie Dreyfus-Alphandéry : Autobiographie et cinéma, un cheminement commun 45
Juliette Goursat : Se jouer de soi, les vertus de l’humour 47
Martine Bousquet : Pourquoi j’ai choisi de filmer la vie 49

Finale
Roseline Combroux : Territoires autobiographiques, récits-en-images de soi 50

FONDS APA
Fonds Gilbert Bagnon (APA 4018), présenté par Gérald Cahen 52
Registre des entrées, dépôts reçus : décembre 2021-mars 2022 64

CHRONIQUES
Isabelle Valeyre : Diaristes au carrefour de l’Europe 66
Jeannine Hayat : Le dernier secret (François Mitterrand) 68
Bernard Massip : Manuel Carcassonne, Le Retournement 70
E. Legros Chapuis : Claire Paulhan à la recherche des oeuvres perdues 72
V. Leroux-Hugon : Hommes et migrations, Saisir le murmure du monde 73
Myrtille Morlot : L’Homme étoilé, Je serai là  ! 75
Pierre Kobel : Sandra Vanbremeersch, La Dame couchée 76
Catherine Merlin : Les multiples apports du site EcriSoi 77
E. Legros Chapuis : L’aventure éditoriale d’Autrement 78
Martine Lévy : Comment sortit du silence (Santiago Amigorena) 79

VIE DE L’ASSOCIATION

L’APA 2021-2022 80
À Toulouse, autour d’Alexandra Borsari et de Dominique Martre 82
Calendrier des manifestations /Publications de l’APA 84